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Wednesday, December 10, 2008

History on the 1904 and 1907 Franco-Siamese Treaties (Article in Khmer and French)



KI-Media note: We hope to bring the English translation of this very interesting article soon, as soon as Luc Sâr or Tola Ek wake up from their afternoon siesta in France.

COMITÉ DES FRONTIÈRES DU CAMBODGE (CFC/CBC), FRANCE

Rappel historique sur
Les Traités franco-siamois de 1904 et de 1907
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Le 30 octobre 2008, après le vote du Parlement thaï autorisant son Gouvernement à négocier avec le Cambodge sur la question des frontières, à Preah Vihear et ailleurs, le ministère thaï des Affaires Etrangères a déclaré que « la Thaïlande rejettera toute initiative du Cambodge d’utiliser les cartes dessinées par la France en 1904 comme base de la démarcation (des frontières entre les deux pays) ». Le rejet thaï des traités franco-siamois de 1904 et de 1907 n’est pas nouveau, et le prétexte est toujours le même : ce sont des traités « inégaux », imposés au Siam par la France de l’époque (1). Le rappel de quelques faits historiques permet de comprendre pourquoi et comment ces traités ont été conclus.

Une sécession de Bèn ?

En 1791, un grand dignitaire khmer, le Chauvea Bèn, s’enfuit au Siam avec le jeune roi Ang Eng. En 1794, le roi du Siam, Chakri-Rama 1er, fait couronner de nouveau Ang Eng roi du Cambodge, à Bangkok, pour marquer la suzeraineté du Siam sur ce pays. Après avoir ramené Ang Eng à Oudong avec une armée siamoise, Bèn, pour échapper à ses propres ennemis khmers, se replie dans le nord-ouest du pays, où il s’octroie un grand territoire comprenant les provinces de Battambang, Sisophon et Angkor (Siemreap), avec, semble-t-il, le consentement du roi Ang Eng (2). Evidemment, Bèn se met sous la protection du roi du Siam aussi, auquel il envoie des tributs de vassalité, comme le fait son roi d’Oudong. Ne s’agissant pas d’une sécession de Bèn – peut-être que celui-ci n’ose pas le faire ou s’y refuse également - le roi du Siam accentue la division khmère en décrétant abusivement que la charge de gouverneur du territoire soit héréditaire pour la famille de Bèn. L’administration de ce territoire reste donc entièrement khmère jusqu’en 1867. Malgré cette division interne, le Cambodge est toujours un Etat uni jusqu’à l’arrivée des Français en Indochine. Cependant, dès 1851, Bangkok présente aux Occidentaux des cartes géographiques montrant que les provinces khmères de Koh Kong, Krat, Chantabor, Battambang, Siemreap, Mlou-prey, Tonlé-repou et Stung Trèng font déjà partie du Siam et que le reste du Cambodge est sous la co-suzeraineté siamo-annamite.

Le Siam entre la Grande-Bretagne et la France

Cette situation perdure jusqu’en en 1863, quand la France, après avoir colonisé Saigon en 1859 et le Bas-Cambodge (appelé plus tard Cochinchine) en 1861, conclut directement avec le roi Norodom le traité du Protectorat du Cambodge. Ce traité mécontente profondément le Siam qui se dit toujours suzerain de ce pays et qui multiplie des pressions sur le roi Norodom pour que celui-ci le révoque. A l’époque, Bangkok, qui vient aussi d’obtenir que la France vienne à son aide et développer le commerce avec le Siam, n’ose pas dénoncer ouvertement l’acte français au Cambodge. En effet, la grande menace pour le Siam est la Grande-Bretagne, celle-ci venant d’annexer la Birmanie à son Empire des Indes (1852), de rattacher l’Inde elle-même à la Couronne britannique (1858), et de contrôler fermement plusieurs Etats de la Malaisie - des Etats théoriquement vassaux du Siam. Le contexte général est que la région entière devait être partagée entre ces deux grandes puissances européennes. La préoccupation du Siam est alors de préserver l’indépendance politique de Bangkok, en faisant jouer de la rivalité entre la Grande-Bretagne et la France, tout en essayant de garder le maximum de ses « acquis » antérieurs dans la région.

En réalité, conscient de l’infériorité technique du Siam, le roi Mongkut-Rama IV, dès son avènement en 1851, ouvre largement son pays au commerce et aux méthodes de gouvernement de l’Occident. Des Anglais et d’autres Européens et Américains sont appelés à diriger directement des administrations civiles et militaires du royaume. D’autre part, le roi dépêche ses ambassadeurs pour négocier des «traités d’amitié, de commerce et de navigation» avec la Grande-Bretagne, les Etats-Unis, la France, le Danemark, la Hollande, la Prusse... Un traité franco-siamois est conclu le 15 août 1856, donnant à la France des avantages commerciaux, assurant la liberté religieuse et permettant aux navires de guerre français, sous certaines conditions, l’accès du fleuve Ménam jusqu’à Bangkok. Le 27 juin 1861, l’empereur français Napoléon III, en signe de considération particulière pour le Siam, reçoit ses ambassadeurs en grande pompe au château de Fontainebleau. Ces prémices de modernisation et ces reconnaissances diplomatiques ont évidemment grandi le prestige du Siam aux yeux de l’Occident – qui le trouve « viable ». La Grande-Bretagne et la France finiront par lui accorder les statuts d’un «Etat tampon». Au Cambodge, le successeur de Bèn, qui gouverne alors le territoire de Battambang-Sisophon-Siemreap, est totalement acquis à la Cour de Bangkok.

Une victoire diplomatique du Siam (1867)


A la signature du traité de protectorat français du 11 août 1863, le Cambodge, qui englobe toujours ces trois provinces du nord-ouest, s’est débarrassé de facto de la suzeraineté siamoise. Mais, le 15 juillet 1867, le gouvernement de Paris décide soudainement, par un traité, de les livrer au Siam, ainsi que les provinces côtières de Chantaboun (Chantabor) et Krat (Trat) et les îles environnantes, soi-disant en échange de la reconnaissance formelle siamoise du protectorat français au Cambodge, donc du renoncement du Siam à sa prétendue suzeraineté sur ce pays. Paris a conclu ce traité simplement sur des rapports de son consul à Bangkok – donc sur les indications siamoises -, sans que le roi khmer, le résident français du Cambodge et le gouverneur de la Cochinchine soient consultés, et sans que la situation démographique et politique sur le terrain soit changée. C’est une grande victoire diplomatique de Bangkok. Ce n’est qu’après cette date que commence la siamisation « en douceur » de ces provinces khmères, face, en fait, à de fortes résistances de la part des populations autochtones – qui refusent d’abord d’apprendre et de parler le siamois (3).

La France se rend compte rapidement de son erreur, en particulier à cause de son manque à gagner sur les richesses agricoles de ces provinces amputées du Cambodge, alors que les activités économiques de la région sont tournées vers le Cambodge que vers le Siam et la Grande-Bretagne. Les Français tentent donc de s’implanter plus solidement à Battambang et à Siemreap, cherchant simplement à y faire des affaires, dans le but de ramener ces provinces dans leur sphère économique. Les Khmers, eux, continuent à réclamer auprès des résidents français le retour de ces provinces au Cambodge, mais rien de concret n’est entrepris.

Pour le Laos, au détriment du Cambodge (1893)


La France se préoccupe alors du Laos qu’elle voudrait coloniser et agrandir. En 1886, Auguste Pavie (alors consul français à Luang Prabang) soulève la question de frontière entre le Siam et le Laos, et une confrontation globale est amorcée afin de déterminer les compétences respectives de la France et du Siam dans la région. Les discussions durent trois ans, sans aucun résultat positif. Pour donner du poids à ses revendications, Bangkok décide d’envoyer ses troupes le long de la rive gauche du Mékong et dans les provinces méridionales laos, de Champasak jusqu’au flan de la chaîne annamitique, cela en dépit des mises en garde répétées des Français. En 1893, les Français passent à la contre-attaque avec ses troupes venant d’Annam, délogent rapidement tous les postes siamois créés le long de la rive gauche du Mékong et commencent d’occuper toute la partie méridionale du Laos. D’autre part, des incidents sont nombreux aussi entre les navires français et les garde-côtes siamois dans le golfe du Siam. En juillet 1893, deux canonnières françaises forcent l’embouchure du fleuve Ménam et sont pris sous les feux des forts siamois, causant des blessés et des morts. Les canonnières ripostent violemment et se dirigent vers Bangkok où elles menacent directement, le 14 juillet, le palais du roi Chulalongkon-Rama V, et imposent le blocus du Ménam. Le 20, Auguste Pavie (devenu ministre de la France à Bangkok depuis février 1892) présente au roi un ultimatum dans lequel il réclame la cession par le Siam à la France la ville lao de Luang Prabang et toute la rive gauche du Mékong, y compris les îles du fleuve, ainsi que la province khmère de Stung Trèng – qui sera intégrée au... Laos. C’est la Grande-Bretagne qui presse alors le roi Chulalongkon d’accepter les termes de l’ultimatum français, ultimatum assorti de garanties telles que la démilitarisation d’une bande de 25 Km de large sur la rive droite du Mékong – qui n’est qu’une ancienne bande des territoires lao et khmer -, la démilitarisation également du territoire de Battambang-Sisophon-Siemreap et l’occupation française de la province côtière de Chantaboun (Chantabor), peuplée de Khmers. Mais, le Siam conserve toujours la province de Krat (Trat) et l’île Koh Kong. Le traité franco-siamois est signé le 3 octobre 1893, pour une nouvelle existence du Laos, même au détriment des droits du Cambodge. A partir de 1901, avec l’accord de Bangkok, l’ancienne province khmère de Krat (Trat), sera également occupée par un résident et une garnison français, sans doute pour un meilleur contrôle français des transports maritimes le long du littoral cambodgien du golfe du Siam.

Pour les frontières de l’Indochine française (1904)

Mais, ailleurs, les rapports franco-siamois restent difficiles, car Bangkok ne tient pas à respecter les termes politiques du traité de 1893. En violant les zones démilitarisées, les incursions des forces siamoises se sont poursuivies au Laos et dans les provinces du nord du Cambodge, et ont sans cesse, selon les rapports français, commis des actes de piraterie et de sabotage en Battambang (Aranh, Poïpet, Sisophon), ainsi que dans les provinces côtières khmères. D’autre part, en Malaisie, les Anglais décident de nommer des commissaires dans deux Etats, le Trengganu et le Kelantan, et comptent traiter directement avec ces derniers, en violation de la Déclaration franco-anglaise de 1896 sur la région, sans que le Siam n’ait réagi. Paul Doumer, gouverneur général de l’Indochine, renoue ainsi les conversations avec le Siam et, en 1899, les deux parties reprennent de véritables négociations sur les questions pendantes du Laos en particulier. Cette fois-ci, les négociations durent, non pas quelques mois comme en 1893, mais cinq ans, pour aboutir à la Convention signée le 13 février 1904. Si l’idée de la rétrocession au Cambodge des provinces Battambang et Siemreap revient alors confusément dans les esprits, elle n’est pas dans les revendications françaises.

La France tient d’abord à fixer du nord et au sud la frontière de l’Indochine française avec le Siam. Il est à noter que les discussions franco-siamoises se déroulent sur la base des traités et conventions liant les deux parties depuis un demi siècle et sur des principes de droit régissant les gens et les relations internationales de l’époque. Sans aucun doute, elles se font aussi sous la surveillance intéressée d’autres Puissances occidentales présentes alors au Siam et dans la région, particulièrement de la Grande-Bretagne. Ainsi, malgré son évident avantage dans le rapport de force, la France se montre bien modérée dans ses exigences vis-à-vis du Siam, par rapport à celles de la Grande-Bretagne et, surtout, par rapport aux revendications légitimes du Laos et du Cambodge.

Par le traité de 1904, la France conserve pour le Laos tout le territoire lao de la rive gauche du Mékong, mais laisse celui de la rive droite au Siam, sauf le territoire de Luang Prabang. Le royaume de Champasak (Pasak), qui doit être Khmer, est rattaché au Laos. Pour le Cambodge, elle lui ramène les petites provinces de Melou-prey et Tonlé-repou, et accepte que la ligne de crête de la chaîne du Dâng-rèk constitue la frontière avec le Siam. Au sud, les Français reprennent l’île (Koh) Kong et la province de Krat (Trat) pour les Khmers et laissent Chantaboun (Chantabor) aux Siamois, cela pour fixer leurs compétences respectives dans les eaux du golfe du Siam, après l’incidence de 1893. La Convention de 1904 donne des précisions topographiques des frontières et une Commission mixte pour leur délimitation est nommée. Mais, les « gains » français ne sont pas à la hauteur des attentes du Cambodge. Loin de là.

Les revendications du roi khmer Sisowath (1906)

La Convention de 1904 ne rend pas au Cambodge les provinces de Battambang et Siemreap. Devant les protestations des Khmers, la France préfère leur retourner Stung Trèng, qui a été récupérée et donnée injustement au Laos en 1893. Le roi Sisowath, qui vient d’être couronné, réagit vigoureusement. Dans une lettre du 5 novembre 1906 au résident supérieur français au Cambodge, avant que ne soient commencés les travaux de la Commission de délimitation de la frontière, le roi énumère « (ses) observations et (ses) réserves ». Il estime que si les Siamois acceptent de rendre ces provinces khmères, c’est parce qu’ils « n’ont voulu garder plus longtemps en raison du peu d’importance de ces districts ne compensant point leurs frais d’exploitation, d’administration et d’entretien », mais ils gardent « les provinces les plus riches de Battambang et de Siemreap », alors que « ces deux provinces, pas plus que d’autres, n’ont jamais été données au Siam par aucun de mes prédécesseurs ». Le roi revendique donc le retour au Cambodge de Battambang et de Siemreap – en précisant que « dans cette dernière subsistent encore les ruines de l’ancienne puissante capitale de notre royaume, preuve éclatante de la grandeur de nos ancêtres ». Il réclame aussi la rétrocession d’autres provinces septentrionales comme Kuckhân, Prey-Sâr, Stung-Por, Sorén (Surin), Sangkéac, Néang-Rong, Nocoréach-Séma (Corat), en refusant de considérer la chaîne du Dâng-rèk comme frontière entre le Cambodge et le Siam. A l’ouest, en plus de Koh Kong et Krat, Chantabor (Chantaboun) devra revenir aussi à son royaume, comme « toutes ces provinces (qui) sont encore peuplées de Cambodgiens et conservent leur patriotisme absolûment khmer ». Enfin, conclut le roi, si les provinces de Battambang et Siemreap avec toutes leurs dépendances ne sont pas rétrocédées au Cambodge, « nous demandons à nous réserver toujours, pour nous et tous nos successeurs, le droit de faire valoir nos revendications jusqu’à ce que entières justice et satisfaction nous soient rendues ».

Les échanges et les oublis du Traité de 1907

Les revendications du roi Sisowath semble être entendues, concernant Battambang et Siemreap seulement, eu égard aux données démographiques et géographiques du terrain et d’autant plus que ces riches et peuplées provinces sont prometteuses d’importants apports financiers pour le budget du Protectorat. D’ailleurs, le retour de ces provinces au Cambodge n’est que la réparation de l’erreur commise par la France en 1867. La Commission de délimitation de la frontière décide donc d’intégrer Battambang, Sisophon et Siemreap au Cambodge, mais cède au Siam la localité d’Aranh et ses environs de 60 Km², Krat et le territoire stratégique de Dan-saï, ainsi que quelques districts du Laos. En même temps, la Commission décide de fixer définitivement dans le golfe du Siam la frontière maritime entre ce pays et l’Indochine française (Cambodge) par une ligne reliant le plus haut sommet de l’île Koh Kut à un point du littoral situé en face de cette île (4). Ces délimitations sont confirmées par un nouveau traité du 23 mars 1907, sans que les statuts des autres provinces et leurs populations khmères au nord du Dâng-rèk et à l’ouest de Battambang, légitimement réclamées par le roi Sisowath, ne soient mentionnés quelque part.

En somme, le Cambodge n’a pas recouvré grand-chose de ce qui a été pris par le Siam, selon le roi Sisowath, « par la force et l’hypocrisie » au 19e siècle, un peu avant l’arrivée des Français. La France, dans ses successives négociations avec le Siam, est loin d’imposer sa force et sa volonté, mais a toujours opéré des échanges « équitables » avec celui-ci, soit au niveau local (Cambodge ou Laos), soit au niveau de l’Indochine française. Les travaux de la Commission franco-siamoise pour la délimitation de la frontière se déroulent jusqu’en 1908, « dans un esprit d’entière confiance », d’après une lettre de remerciements du 9 juin 1908 du ministre siamois des Affaires Etrangères au ministre français des Colonies, précisant que « l’attitude (des Français membres de la Commission) a été hautement appréciée dans les milieux siamois ». Sarin Chhak a noté d’ailleurs que « le but politique poursuivi par la France occupa une grande place dans la délimitation et il devait coûter des cessions territoriales (au Siam) au dépens du Cambodge » (5). Les traités de 1904 et 1907 sont donc une autre victoire diplomatique pour Bangkok, que la France tient alors à ménager pour d’autres projets communs à venir, face à l'ardeur impérialiste de la Grande-Bretagne (6). Après leur signature, les relations franco-siamoises s’améliorent visiblement : dès 1908, des juristes français reçoivent la charge de la refonte du droit siamois - une charge effectivement de grande confiance (7).

Mais, les appétits expansionnistes du Siam (Thailande), comme ceux de l’Annam (Vietnam), au détriment Cambodge, sont insatiables. Ces frontières de 1907 sont remises en cause par le Siam en toutes occasions, dans les années 1920 et 1930, mais sont confirmées de nouveau en 1925 et en 1937. En 1940, toutefois, après l’effondrement de la France devant les forces d’Hitler, la Thaïlande de Phibul Songkhram les dénonce une nouvelle fois et réclame le retour des provinces cambodgiennes de Battambang, Sisophon et Siemreap, qu’elle occupe à partir de 1941, avec l’aide du Japon. Ce n’est que le 17 novembre 1946, après la défaite du Japon et de son allié thaï, que les territoires précédemment annexés reviennent, non sans peine, à l’Indochine française, par décision d’une Commission de Conciliation tenue à Washington (USA). La Thaïlande déclare alors que le règlement de ses revendications territoriales sur le Laos et le Cambodge est « définitif ». Provisoirement « définitif », puisqu’en 1958 Bangkok, sous Sarit Thanarat, conteste l’appartenance du temple Preah Vihear au Cambodge...
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(1)- A comparer avec le cas du Vietnam qui, durant son occupation du Cambodge à partir du 7 janvier 1979, a soutenu que les cartes de frontières laissées par les Français sont "floues", d'où l'invention des soi-disant « zones blanches » le long la frontière viêtnamo-khmère.
(2)- Adhémard Leclère, Histoire du Cambodge depuis le 1er siècle de notre ère, Paul Geuthner, Paris, 1914, p 401.
(3)- Alain Forest, Le Cambodge et la colonisation française, L’Harmattan, Paris, 1980, P 175.
(4)- Voir notamment le Procès-verbal de la Commission mixte franco-siamoise du 08/02/1908 à Païlin.
(5)- Sarin Chhak, La Frontière khméro-thaïlandaise, Thèse de Droit public, dactylographiée, Paris, 1966.
(6)- En 1909, Bangkok devra abandonner au protectorat britannique quatre Etats malais encore.
(7)- Pierre Fistié, La Thaïlande, Presse universitaire de France, Paris, 1971, p 58.


Paris, le 10 décembre 2008

Dy Kareth
Vice-Président
du Comité des Frontières du Cambodge
en France et dans le Monde

Friday, July 11, 2008

Experts Warn of Border Loss in Temple Win

By Sok Khemara, VOA Khmer
Original report from Washington
10 July 2008



While many Cambodians celebrated the inclusion of the Preah Vihear temple on a list of protected World Heritage sites this week, critics warn Cambodia gained a little in recognition but could lose land in future border negotiations.

"It gained a little bit because Cambodians who do not know it well will know that the temple belongs to the Khmers," said Sean Peng Se, president of the Cambodian Border Committee in France. "Thailand can claim it, but [an International Court] verdict clearly said it's Khmer, in Khmer land."

Sean Peng Se said he was concerned over future border demarcation because Cambodia had not submitted all the land surrounding the cliff-top temple in its World Heritage application to Unesco. The temple was inscribed as a World Heritage site by a Unesco committee on Monday.

Prime Minister Hun Sen has said border demarcation will not be affected.

Former king Norodom Sihanouk, meanwhile, issued a statement saying the "main gate" of the temple opened to Cambodia, not Thailand.

Cambodia Watchdog Council International has said the redrawing of a map for the Unesco application constituted a loss of territory.

"The borderline is clearly referred to in 1904-07 and the verdict of the International Court in 1962," said Ir Channa, secretary-general of the Council, which is based in Norway and plans to hold a conference in France on Cambodian territory at the end of July.

According to 1904 and 1907 treaties, he said, Cambodia territory reaches to about 2 kilometers from the northern steps of the temple stairs facing Thailand, farther than the 30 meters now demarked around the temple for World Heritage purposes.

Council of Ministers spokesman Phay Siphan said the World Heritage inscription was not about borders, but about culture. The government understands the treaties, he said, but border demarcation is a separate issue.

Thursday, July 10, 2008

Victory or Loss on Preah Vihear Listing?


Op-Ed by Pang Sokhouen
On the web at http://sokheounpang.wordpress.com


On Monday, 7 July 2008, in Quebec, Canada, the World Heritage Committee (WHC) unanimously agreed to add Khmer Preah Vihear temple as new world heritage site. The adding launched a prompt positive reaction from Phnom Penh. Public officials joined residents in impromptu celebrations in Phnom Penh. Monks in pagodas rang bells, as people went into the streets, shouting, clapping, singing and dancing to drums, students assembling at school field, waving Cambodian flags throughout the country. Prime Minister Hun Sen issued an immediate statement congratulating Cambodia on the inscription, especially noting efforts of diplomats and the negotiating team.

Now the listing is considered as the clear and priceless victory of Hun Sen government by most of the Cambodians and they are overjoyed.

However, I personally see it as a loss and feel so much pain in my heart without proper words to express.

The effort of listing Cambodian temples or other natural and cultural properties as World Heritage Site is the duty of all Cambodian leaders in all generations and the listing of the Preah Vihear temple therefore is absolutely the duty of Hun Sen government to be fulfilled. Yet, this listing should have done better and considered as the true success only if the listing is done in accordance with the verdict of 1962 ruled by the International Court of Justice (ICJ) in Hague. The rule used the 1904 and 1907 maps of Siamese-Franco treaty which included the 4.6km2 belonged to Cambodia.

In contrast, Hun Sen government excluded it in the new drawn map as proposed by Thailand and submitted to WHC as the official application which deputy Prime Minister Sok An and the Thai counterpart Foreign Minister Nappadon Pattama signed it as the Joint Communiqué in Paris on 22 May 2008.

This application means that Cambodia has recognized the unilateral map drawn by Thailand and make Cambodia to lose sovereignty over the 4.6km2 to Thailand.

After the listing, everybody knows that the stairs is in Thailand now which before the border was beyond the stair of the temple as long as 2.6km away according to the ICJ rule in 1962.

Actually, if we see the first map recognized by the ICJ rule, we Cambodia do not need to ask for support from Thailand. We can go alone because the temple was and is legally always ours and the boundary need not to redraw. So, is this a victory as claimed by Hun Sen government? Is it acceptable as a Cambodian and as nation? Please everyone tells me!

After our sacred temple is listed as the third World Heritage Site after Angkor Wat in 1993 and Apsara Dance in 2002, the issue will not be ended. This will make the Thai people create more hatred towards Cambodians because they still think that Cambodia was able to win the listing by means of its dirty deal for personal interests involving with former Thai Prime Minister Thaksin Sinawatra and the incumbent Cambodian Prime Minister Hun Sen. As we know, the process of the endorsement of the Joint Communiqué was done in an immediate manner which put deep suspicion by the Thai people leading to mass demonstration against the endorsement from ordinary people to higher political institutes, People Alliance for Democracy, Senate Committee, and the Thai Administrative Court.

Furthermore, it is not the end because the Cambodian government seems to have hidden agenda with Thailand towards its people as Ambassador Francesco Caruso, special adviser to the director general of Unesco, told AFP in Quebec that, “the listing was not meant to prejudice settlement of the border dispute. It could be amended in the future to a bi-national listing of the temple and its contested landscape. It could become a mixed natural and architectural site, the door is open. The Cambodians negotiated a listing that opens the door to such future harmony.” So what is the meaning of victory for the listing of Preah Vihear temple as the World Heritage Site comparing with those of the listings of Angkor Wat temple and Apsara Dance for all Cambodians? Is Angkor Wat shared shared? Why should Preah Vihear be open for the share with Thailand in the future? Isn’t Preah Vihear temple the exclusive property of Cambodia like Angkor Wat?

The listing is carried out, out of personal and political group interest i.e., the Hun Sen`s group or his CPP but not out of the national interest as a whole. The effort is committed in haste by accepting the Thai unilateral map so that the application will be supported by the Thai counterpart and the sacred temple will be listed by the WHC on time before the national election on 27 July 2008.

I really doubt that the Joint Communiqué is the international treaty. If so, it must be sent to the National Assembly for consent first according to our Constitution on article 90 point 4th which states that, “The assembly shall approve or annul treaties or international conventions”. It is logically proved because the Thai Constitutional Court also ruled on Tuesday 8 July 2008 that the Joint Communiqué is clearly the international treaty which also required the consent of Thai Parliament before it is being officially promulgated. So should Hun Sen government be impeached as in the case of Thailand now because Hun Sen himself and his government did completely commit the unforgivable crime?

We are not sure if Hun Sen government will commit to protect our territorial integrity of the 4.6km2 which claimed by Thailand. I personally never trust Hun Sen leadership because he is so weak, incompetent, instable, external influenced, self-centered, surrounded by sycophants and without due respect to national consiousness.

The last is my unpredictable worry about the future of Cambodian democracy, independence, and economy influenced by this treacherous victory of the listing of Preah Vihear temple because this victory has changed the bad image of Hun Sen government to be the good one among many Cambodians which can maximize the support for the CPP towards the majority victory in the upcoming election. Then our beloved country and people will be consecutively remained under suffering economically and democratically and invasion by neighboring countries for another fiver years.

Anyway, please stay united and keep our close observation on Hun Sen government if he would be elected again on the issue of the Preah Vihear temple negotiation with Thailand especially, regarding to the 4.6 km2 overlapping area. Yet, we will try him if he is voted out for this treason.

There is no pain as deep as the lost of our beloved national territorial integrity!

Pang Sokheoun
9 July 2008

Wednesday, July 09, 2008

SRP MP Son Chhay worried the agreement had cost Cambodia territory and could lead to future losses in border negotiations

Nation Revels in Temple's 'Heritage' Status

By Reporters, VOA Khmer
Original reports from Phnom Penh and Washington
08 July 2008


Cambodians celebrated across the country Tuesday, following the inclusion of Preah Vihear temple as a Unesco World Heritage site.

Public officials joined residents in impromptu celebrations in Phnom Penh. Monks in pagodas rang bells, as people went into the streets, shouting, clapping, singing and dancing to drums.

Prime Minister Hun Sen issued a statement congratulating Cambodia on the inscription, especially noting efforts of diplomats and the negotiating team.

The protection of the temple, which sits on a disputed border region, required years of brokering with Thailand.

Unesco's World Heritage Committee Announced late Monday the inclusion of the temple on the protection list. The temple joined another 15 sites around the world that were inscribed during meetings of the committee in Canada.

An official who attended those meetings said Thailand had objected to the inclusion of the temple, but the decision was impossible to reverse.

Foreign Minister Hor Namhong declared the result at a press conference Tuesday.

The registration of the temple as a World Heritage was not a loss of territory, "even one centimeter," to Thailand or Cambodia, he said.

Phnom Penh city officials planned a concert and fireworks display at Wat Phnom Tuesday night.

Cambodian People's Party lawmaker Cheam Yiep called the inscription a "big success" for the ruling party.

Opposition Sam Rainsy Party lawmaker Son Chhay said the World Heritage listing was not a surprise, as the temple belonged to Cambodia, but he worried the agreement had cost Cambodia territory and could lead to future losses in border negotiations.

The celebrations followed weeks of increased tension between Cambodia and Thailand, as Thai opposition crowds protested in Bangkok and at the border, claiming an agreement to allow Cambodia to apply for Heritage status amounted to a cessation of land.

Officials said Tuesday the gate to Preah Vinhear temple remained closed on the Thai side, and Cambodian riot police remained on guard in front of the Thai Embassy in Phnom Penh.