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Monday, June 04, 2012

Wednesday, April 06, 2011

Border Conflict Helped by Ignorance: Scholar

Men Kimseng, VOA Khmer
Washington, DC Tuesday, 05 April 2011
"Students in Thailand know little about the history of Angkor Wat, while Cambodians remain unaware of their religious ties to Thailand."
While Cambodia and Thailand continue their protracted dispute over the border, scholars in the US said last week both neighbors should look deeper into their history and remove internal politics to ease the tension.

John Burgess, a longtime Washington Post reporter who has written a book about a Khmer temple in modern Thailand, told an audience in Washington last week the current crisis will ease once Thailand’s internal political situation calms and once Cambodia’s system of government opens up.

Burgess, author of “Stories in Stones: The Sdok Kok Thom Inscription and the Enigma of Khmer History,” told the Asian Society the situation would be calmer without Thais “thronging the streets and citing the loss of land to Cambodia” as a point of contention with the ruling administration.

Friday, April 01, 2011

Towards Angkor - In the footsteps of the Indian invaders (1937)

Our sincere thanks to Lok Bora Touch, Esq. for providing this precious document! - KI-Media team

Towards Angkor - In the footsteps of the Indian invaders (1937)
http://www.scribd.com/full/52047112?access_key=key-23y509qsajc8u5t88qbg

Wednesday, March 23, 2011

Archaeological and palaeo-environmental investigations of the Pre-Funan period in the Mekong delta of Southeast Asia

Archaeological and palaeo-environmental investigations of the Pre-Funan period in the Mekong delta of South...

http://www.scribd.com/full/51357769?access_key=key-2o3cqgfwmo075b03115n

Thursday, February 03, 2011

Hue's secret history

How Thai friendship and hospitality helped create a Vietnamese royal treasure

3/02/2011
Bangkok Post
During Minh Mang's reign, which coincided with that of King Rama III , competition in asserting political influence over Cambodia resulted in a 14-year war between Siam and Vietnam. The expensive conflict ended in peace talks in which both sides agreed that Siam maintained the right to elect Cambodian kings and that Cambodia must send tribute to Vietnam every three years.
Look at the map and you'll see that Bangkok and Hue, the former capital of Vietnam, aren't so far apart. But if you peep into history, you might find that the two cities were once even closer than the map suggests.

In 1785, just three years after King Rama I established Bangkok as the new Thai capital, Nguyen Anh, the dethroned feudal ruler of what is now southern Vietnam was given asylum in the Siamese royal court.

He was fleeing from his political enemies: the Trinh lords of Thang Long (known these days as Hanoi) that controlled the north, and the Tay Son revolution army which was a rising power threatening both Nguyen and the Trinhs.

Like the displaced princes and princesses of Cambodia who also took refuge in Bangkok at the time, Nguyen Anh, known by Thais as "Ong Chiang Sue", and his troops were kindly welcomed by King Rama I.

Tuesday, December 28, 2010

Book Review of "Vandy Kaonn - History of Cambodia in Three Volumes" by Chuth Khay

A Googlish version in English is provided at the end of the original text in French

Meilleur titre de l’année 2010

VANDY Kaonn
Histoire du Cambodge en trois volumes
(Vol.1 : 352 p ; Vol.2 : 358p ; Vol.3 : 320p)
Manuel de référence

Une oeuvre colossale de trois volumes jamais réalisée par les historiens khmers et qui a sorti récemment en France et fait beaucoup de bruits parmi la diaspora khmère. Je l’ai lue. Et voici la recension qui ne reflète que mon opinion. Chaque lecteur jugera l’oeuvre comme il l’entend.

Dans l’écriture, VANDY Kaonn n’est pas le premier venu. Au Cambodge comme en France, il a déjà publié plusieurs ouvrages : livres didactiques, essais, romans. Je les ai tous parcourus. Pour son dernier titre « Histoire du Cambodge », l’auteur s’est donné corps et âme pour le faire pondre, et ce malgré son état de santé. Et comment ne pas réagir à cette oeuvre imposante surtout lorsqu’elle a été écrite par un grand intellectuel cambodgien qui est en même temps historien, sociologue, journaliste et écrivain. Nos compatriotes ont fait grand cas de lui. Mais ce qui est regrettable pour moi c’est que l’ouvrage ne couvre qu’à partir de l’époque coloniale à 1992. S’il commençait des origines jusqu’à aujourd’hui le livre serait composé d’une dizaine de volumes. Cependant l’auteur relate succinctement dans le volume 3 les faits historiques s’étendant de 1993 à 2000. Ce sont en quelque sorte des documents additifs pour mieux comprendre l’histoire contemporaine de notre pays.

Avec la fluidité du style, le livre de Kaonn est passionnant, captivant, poétique, pathétique et agréable à lire. On dirait un roman historique ou policier. Ses analyses et descriptions sont objectives et cohérentes. Au-delà de celles-ci, il s’autorise aussi à faire des commentaires et des réflexions personnelles. On y trouve quelque chose de solaire. L’auteur ne s’écarte pas de la déontologie des historiens qui est celle de l’impartialité.


Et voici un extrait d’un paragraphe du volume 2 page 18 : «.. On peut dire que l’histoire est l’âme d’une nation, un patrimoine commun. Plusieurs évènements y ont été relatés pour que les générations futures sachent ce que faisaient nos ancêtres et leurs réactions devant les obstacles qui surgissaient….L’histoire n’est pas seulement ces divers évènements mais c’est la lutte et le combat d’une nation. Une nation ne pourrait vivre que si elle avait comme preuve son histoire, sa mémoire et sa culture. Et c’est dans cet esprit que j’ai écrit Histoire du Cambodge..) .

Pendant 90 ans de protectorat français (1963-1953), notre pays a connu des hauts et des bas : évitement de justesse le partage de notre pays par les Yuons et les Siems, abolition de l’esclavage (V.I, page 77) et restitution en 1946 de nos deux provinces de l’Ouest (Battambang et Siemreap. Mais nous avons connu aussi des déboires par la perte en 1949 d’une grande partie de notre territoire, la Cochinchine ou Kampuchea Krom.

Dans les années 40 et 50, notre pays était endeuillé par la déportation, la disparition et la mort de plusieurs de nos patriotes : déportation en 1942 de Achar Hèm Chiev, Pach Chhoeun et leurs amis au bagne de Poulo Condor ; mort prématurée du prince Sissovath Yutévong, Président du Conseil des Ministres et du parti démocrate (11 juillet 1947), assassinat de Iv Koes, président de l’assemblée nationale (14 janvier 1950) puis de Saint Savat janvier 1959), écrivain et auteur du célèbre roman (Mohar Chor Neou tul Dèn). Janvier 1959 était marqué aussi par la disparition d’une grande figure de notre histoire, Sam Sary, père de Sam Rainsy, un des artisans de l’Indépendance du Cambodge et un négociateur coriace à la conférence de Genève de 1954. Il a été accusé de traître par le roi Sihanouk, et réhabilité par celui-ci en 2003 (V.I, pages : 102, 110, 210 ).

A mon avis jusqu’en 1955, date de son abdication, Sihanouk était très animé par un élan patriotique. Mais à partir de cette date son parcours était étonnant. En effet l’écrasement du parti démocrate après la création du Sangkum Reastr Niyum, le règne sans partage, sa politique de bascule entre les deux grandes puissances et de fausse neutralité, l’autorisation aux troupes vietcong et nord vietnamiennes d’installer leur base militaire sur notre territoire puis l’exécution des Khmers rouges et sérey sonnaient le glas de la fin prochaine du régime de Notre Samdach Euv . Il me semble que Sihanouk, en créant dans son royaume, le poste de Chef de l’Etat (1960), une institution républicaine, était le précurseur du régime républicain (a.122 de la constitution de 1947). Il l’occupait de 1960 jusqu’à sa chute le 18 mars 1970. Selon cet article, le Chef de l’Etat était élu par les deux assemblées réunies en congrès. Et d’après l’avis d’un éminent juriste (cf. Le Cambodge de Jean Delvert, collection « Que sais-je ? » ) « .. toute l’action de Sihanouk gouvernant à partir de 1960 était anticonstitutionnelle ».

Mais ce qui est absolument inadmissible et incompréhensible pour nos compatriotes c’est qu’après sa déposition par les deux assemblées, le prince a fait appel aux troupes vietcong et nord vietnamiennes installées sur notre territoire d’envahir le Cambodge. Ensuite il s’est jeté dans les bras des Khmers rouges qu’il avait qualifiés de Khmers dékhmèrisés (V.I, page 276 ; V.II, pages 30 à 33 – Cf. aussi mon livre « Comment j’ai menti aux Khmers rouges » publié en 2004 chez l’Harmattan). A partir d’avril 1970 jusqu’à le « retrait » des troupes de l’occupation (1989), notre pays était plongé dans un océan de sang et de larmes, et que même les eaux du vaste Mékong ne suffiront pas à les laver. Des millions de morts et de blessés jonchaient le sol de notre chère patrie Quant aux sans-abris ils y erraient comme des âmes de nos morts.

Notons aussi que la construction du Mur de bambou, K5, sous le gouvernement de Chan Sy (1984) (Cf.Esmeralda Luciolli) a coûté aussi des milliers de morts, de blessés et de malades. Sur ce drame, l’auteur dépeint avec réalisme la douleur et la déchéance de notre peuple (V.II, pages 229, 230 et 231). « Les rescapés de K.5 rentrent chez eux mais tous sont porteurs de paludisme. Ils meurent à petit feu. Tous les jours la musique funèbre déchire le ciel. Les gens jasent : Après les Chinois ce sont les Vietnamiens et vice versa. Et ce sont les Cambodgiens qui payent leurs frais. Si cette guerre continue la race khmère sera éteinte ».

Après l’accord de Paris de 1991, notre pays a retrouvé le calme. Une élection libre organisée par l’ONU en 1993 s’est déroulée aussi dans le calme. Le parti royaliste du prince Ranariddh a été déclaré vainqueur. Mais un coup de théâtre s’est produit. Hun Sèn contestait le résultat. Tandis que Chakrapong, vice Premier ministre du gouvernement de celui-ci, préférait la sécession de la partie Est du Cambodge au lieu d’aider son frère à diriger le pays. Quant à Samdech Euv, il obligeait Ranariddh à partager le pouvoir avec Hun Sèn oubliant ainsi la volonté du peuple khmer. La démocratie a été mise au rancart. Les vainqueurs sont devenus vaincus. Et un gouvernement avec deux Premiers Ministres ( bicéphalisme ou dyarchie) a été formé, une histoire que l’on n’a jamais vue depuis que le monde est monde. Comment deux tigres pouvaient vivre ensemble dans une même montagne. Le coup de force de 1998 en était la preuve. Ainsi se termine les trois volumes de l’Histoire du Cambodge de
Kaonn.

Fleuron de nos lettres, le livre de Vandy Kaonn est, en quelque sorte, un patrimoine commun qui honore notre pays et qui finira par profiter à nos compatriotes, aux chercheurs et à tous ceux qui sont friands de l’histoire de notre pays.

CHUTH Khay
Ancien doyen de la faculté de droit de Phnom Penh
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The following is an automated English translation by Google
Best title of 2010

Vandy Kaon
Cambodian history in three volumes
(Vol.1: 352 p., Vol.2: 358p; Vol.3: 320p)
Reference Manual

A colossal work of three volumes by historians ever Khmer and has recently released in France and made much noise among the Khmer diaspora. I read it. And here's the review that reflects only my opinion. Each reader will work as it sees fit.

In writing, Vandy Kaon is not the first comer. In Cambodia as in France, he has published several books: educational books, essays, novels. I have them all covered. For his latest title "History of Cambodia", the author has given body and soul for the spawn, and despite his condition. And how not to react to this imposing work especially when it was written by a great intellectual Cambodian is also a historian, sociologist, journalist and writer. Our compatriots have made much of him. But what is unfortunate for me is that the book does that from colonial times to 1992. If the origins until today began the book would consist of ten volumes. However, the author recounts briefly in Volume 3 of the historical facts from 1993 to 2000. This is somewhat of additional documents to better understand the contemporary history of our country.

With the fluidity of style, the book kaon is exciting, exciting, poetic, touching and fun to read. It looks like a historical novel or a policeman. Its analysis and descriptions are objective and consistent. Beyond these, he also allows himself to make comments and personal reflections. There is something solar. The author does not depart from the ethics of historians is that of impartiality.

And here is an excerpt from a paragraph of Volume 2 page 18: ".. We can say that history is the soul of a nation, a common heritage. Several events have been recounted so that future generations know what our ancestors did and their reactions to the obstacles that arose. ... The story is not only the various events but the struggle and the struggle of a nation. A nation can not live like that if it had proof its history, memory and culture. And in this spirit that I wrote History of Cambodia ..).

During 90 years of French protectorate (1963-1953), our country has had its ups and downs: narrowly avoiding the sharing of our country by Yuon and Siems, abolition of slavery (VI, page 77) and restitution in 1946 our two western provinces (Battambang and Siem Reap. But we also know the setbacks in 1949 by the loss of much of our territory, Cochin or Kampuchea Krom.

In years 40 and 50, our country was plunged into mourning by deportation, disappearance and death of many of our patriots deportation in 1942 of Achar Hem Chiev, Pach Chhoeun and their friends in the galleys of Pulo Condor, untimely death of Prince Sissovath Yutévong, Chairman of the Council of Ministers and the Democratic Party (July 11, 1947), murder of Iv Koes, president of the National Assembly (January 14, 1950) and Saint Savat January 1959), writer and author of famous novel (Mohar Chor Neou tul Den). January 1959 was also marked by the disappearance of a major figure in our history, Sam Sary, father of Sam Rainsy, one of the architects of the Independence of Cambodia and a tough negotiator at the Geneva Conference of 1954. He was charged as a traitor by King Sihanouk, and refurbished by it in 2003 (VI, pages 102, 110, 210).

In my opinion until 1955, the date of his abdication, Sihanouk was very animated by a patriotic fervor. But from that time his career was amazing. Indeed, the crash of the Democratic Party after the creation of Sangkum Reastr Niyum the reigns supreme, his policy flip-flop between the two superpowers and false neutrality, permitting the Vietcong and North Vietnamese troops set up their military base our territory and then execution of the Khmer Rouge and Serey sounded the death knell of the approaching end of the regime of Our Samdach Euv. It seems to me that Sihanouk, in his kingdom by creating the post of Head of State (1960), a republican institution, was the precursor of the Republican (s.122 of the Constitution of 1947). He held from 1960 until his fall March 18, 1970. According to this article, the Head of State was elected by both houses met in Congress. And in the opinion of an eminent jurist (cf. John Delvert Cambodia, collection "Que sais-je?") ".. all the action of governing Sihanouk from 1960 was unconstitutional. "

But what is absolutely unacceptable and incomprehensible to our countrymen that after his deposition by the two assemblies, the prince called upon Viet Cong and North Vietnamese troops installed on our territory to invade Cambodia. Then he threw himself into the arms of the Khmer Rouge that he had qualified Khmer dékhmèrisés (VI, p. 276; V. II, pages 30 to 33 - see also my book "How I lied to the Khmer Rouge" published in 2004 by L'Harmattan). From April 1970 until the "withdrawal" of troops from the occupation (1989), our country was plunged into an ocean of blood and tears, and even the vast waters of the Mekong are not enough to wash . Millions of dead and wounded littered the floor of our beloved country As for the homeless as they wandered the souls of our dead.

Note also that the Wall bamboo, K5, under the government of Chan Sy (1984) (Cf.Esmeralda Luciolli) also claimed thousands of dead, wounded and sick. In this drama, the author realistically depicts the pain and deprivation of our people (V. II, pages 229, 230 and 231). "The survivors K.5 go home but all are carriers of malaria. They die slowly. Every day the funeral music rips the sky. People chatting: After the Chinese are the Vietnamese and vice versa. And what are the Cambodians who pay their fees. If this war continues the Khmer race will be extinct. "

After the Paris Agreement of 1991, our country has returned to calm. A free election organized by the UN in 1993 also took place peacefully. The royalist party of Prince Ranariddh was declared the winner. But a dramatic turn of events occurred. Hun Sen challenged the result. While Chakrapong, Vice Prime Minister of the Government thereof, preferred secession of the eastern part of Cambodia instead of helping his brother to lead the country. As for Samdech Euv, he forced Ranariddh to share power with Hun Sen forgetting the will of the Khmer people. Democracy has been scrapped. The winners become losers. And a government with two prime ministers (two-headedness or diarchy) was formed, a story that has never seen since the world began. How could two tigers to live together in a mountain. The coup of 1998 was proof. Thus ended the three-volume History of Cambodia
Kaons.

The flagship of our letters, the book is Vandy Kaon, somehow, a common heritage that honors our country and that will eventually benefit our compatriots, researchers and all those who are fond of the history of our country.

CHUTH Khay
Former Dean of the Faculty of Law, Phnom Penh

Monday, December 13, 2010

In due fairness to citizen Norodom Sihanouk

Dear KI-Media Readers,

While I understand the outrage among many Khmer quarters of the latest "declaration" of 100% support to Mr. Hun Sen by citizen Norodom Sihanouk, I don't think it is fair for us to revise history to adapt to our outrage. For example, when I read the challenge posted on KI-Media stating: "When Hun Sen and his Viet controlled regime took over, Sihanouk was there and had been (in his own words) behind it 100%, since", I believe that this statement is misleading and false. As much as the Cambodian monarchy disgusts me, the distortion of history disgusts me even more.

You all know full well that then-prince Sihanouk was no supporter of the Heng Samrin regime when it was installed by the Vietnamese invading army – a regime in which Mr. Hun Sen was an integral part of. Quite to the contrary to the statement above, then-prince Sihanouk was part of the force that resisted the Vietnamese occupation of Cambodia during the 80s. With Mr. Hun Sen’s strong grip of power in Cambodia, then-king Sihanouk changed his mind and, for the sake of his son’s throne, shifted his position to provide support for Cambodia’s Strongman, to the chagrin of many of Cambodians. That much is history, but the blanket statement above is false and a manipulation of history by taking citizen Sihanouk’s statement out of its context.

I am also amazed and puzzled that nobody would stand up to correct the statement above. You may shoot me down for my position, curse me and accuse me of defending an indefensible institution, history is history, whether it is bad or good, and you cannot distort it to fit your position. Today, you bend history to fit your need and no one say anything about it, tomorrow, when Strongman Hun Sen bends history to claim that he is the hero-liberator of Cambodia, rather than the invading Vietnamese soldiers, will you remain silent as well? Where is your sense of fairness or fair play?

As always, I remain open to all your criticisms.

I thank you for your time,

P. from Long Beach

For reference, please find below a short but somewhat accurate history of citizen Sihanouk posted on Wikipedia.
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In Khmer Rouge captivity
When the Khmer Republic fell to the Khmer Rouge in April 1975, Prince Sihanouk became the symbolic head of state of the new régime while Pol Pot remained in power. Sihanouk, who had imagined living like a retired country gentleman and perhaps being 'a public relations man for [his] country and have [...] jazz parties and do some filming'[7] was to spend the next few years virtually as a hostage of the Khmer Rouge. The next year, on April 4 1976, the Khmer Rouge forced Sihanouk out of office again and into political retirement. During the Vietnamese invasion, he was sent to New York to speak against Vietnam before The United Nations. After his speech, he sought refuge in China and in North Korea.



The Vietnamese invasion of Cambodia in December 1978 ousted the Khmer Rouge. While welcoming the ousting of the Khmer Rouge government, he remained firmly opposed to the Vietnamese-installed Heng Samrin government of People's Republic of Kampuchea. Hence, Sihanouk demanded Cambodia's seat in the UN be left vacant, since neither Pol Pot regime nor Heng Samrin represented the Khmer people[8]. Although claiming to be wary of the Khmer Rouge and demanding that the Khmer Rouge representatives that still held Cambodia's UN seat be expelled[9], Sihanouk again joined forces with them in order to provide a united front against the Vietnamese occupation. It has been argued that one of the reasons was the US pressure to work with the Khmer Rouge[10]. In 1982, he moved completely into opposition of the Vietnam-supported government, becoming President of the Coalition Government of Democratic Kampuchea (CGDK), which consisted of his own Armée Nationale Sihanoukiste (ANS), Son Sann's Khmer People's National Liberation Front (KPNLF), and the Khmer Rouge. The Vietnamese withdrew in 1989, leaving behind a pro-Vietnamese government under ex-Khmer Rouge cadre Hun Sen to run the People's Republic of Kampuchea (PRK).

United States support
In the late 1980s and early 1990s, Sihanouk's opposition forces drew limited military and financial support from the United States, which sought to assist his movement as part of the Reagan Doctrine effort to counter Soviet and Vietnamese involvement in Cambodia. One of the Reagan Doctrine's principal architects, the Heritage Foundation's Michael Johns, visited with Sihanouk's forces in Cambodia in 1987, and returned to Washington urging expanded U.S. support for the KPLNF and Sihanouk's resistance forces as a third alternative to both the Vietnamese-installed and supported Cambodian government and the Khmer Rouge, which also was resisting the government.[11]

Restoration as King
Peace negotiations between the CGDK and the PRK commenced shortly thereafter and continued until 1991 when all sides agreed to a comprehensive settlement which they signed in Paris. Prince Sihanouk returned once more to Cambodia on 14 November 1991 after thirteen years in exile.

In 1993, Sihanouk once again became King of Cambodia. During the restoration, however, he suffered from ill health and traveled repeatedly to Beijing for medical treatment.

Sihanouk's leisure interests include music (he has composed songs in Khmer, French, and English) and film. He has become a prodigious filmmaker over the years, directing many movies and orchestrating musical compositions. He became one of the first heads of state in the region to have a personal website, which has proven a cult hit. It draws more than a thousand visitors a day, which constitutes a substantial portion of his nation's Internet users. Royal statements are posted there daily.

Self-exile and abdication
Sihanouk went into self-imposed exile in January 2004, taking up residence in Pyongyang, North Korea[12] and later in Beijing, People's Republic of China. Citing reasons of ill health, he announced his abdication of The Throne on October 7 2004. Sihanouk was diagnosed with B-Cell Lymphoma in his prostate in 1993; the disease recurred in his stomach in 2005, and a new cancer was found in December 2008. Sihanouk also suffers from diabetes and hypertension.[13]

The constitution of Cambodia has no provision for an abdication. Chea Sim, the President of the Senate, assumed the title of acting Head of State (a title he has held many times before), until the Throne Council met on October 14 and appointed H.R.H. Prince Norodom Sihamoni, one of Sihanouk's sons, as the new King.

Friday, December 10, 2010

Vietnamization of Cambodia – historical continuum [Cont'd]

LOST GODDESSES: The Denial of Female Power in Cambodian History
by Dr. Trudy Jacobsen (NIAS Press, 2008)


Excerpts from Chapter Five: Hostages, Heroines and Hostilities:

[Continued from this prior KI Media posting
provided by a reader of KI-Media:

Discussions were underway between the Thai and Vietnamese for the resolution of the Cambodian problem, resulting in a compromise whereby both Ang Duong and Ang Mei would rule as co-sovereigns […]
Mei’s story is told dispassionately in the Cambodian chronicles, where she is portrayed as a puppet of Vietnamese emperors and officials; some later writers do not even mention her at all, glossing over the period of her rule as one in which Emperor Gia Long made Cambodia into a colony. This is because her reign has been perceived as synonymous with the Vietnamese ‘occupation’ of Cambodia, a period that left deep scars upon the Cambodian psyche […]

The connection between Mei and Vietnamese annexation of Cambodia partly facilitated the identification of female political power with national humiliation […] Walter F. Vella implies that the Vietnamese used a pre-existing negative association between women and political power in order to weaken Cambodian internal politics.

[…]

The reign of Ang Chan, not Ang Mei, was the beginning of Vietnamese interference in the social, political and economic life of Cambodians; they had already been in control of Cambodian territory around Prei Nokor for over fifty years. Unlike the Thai, who were content to allow Cambodia to retain its traditions (which in any case differed only slightly from their own), the Vietnamese sought to impose their own customs. Ang Chan was ordered by the Vietnamese to relocate his capital from Udong to Phnom Penh, where Vietnamese storehouses and barracks were constructed. By 1816, Gia Dich Tong Chi, a Vietnamese advisor in Cambodia, reported that Cambodia had adopted Vietnamese clothing styles, which aggravated the oknha. Thai records relate that the Vietnamese forced Cambodians to dismantle their Theravada Buddhist wats and viharas. In 1816, Ang Chan was ordered to recruit 5,000 workers to excavate a canal linking Chaudoc and Hatien, some seventy kilometers apart. The 500 supervisors were solely Vietnamese, who beat some of the workers to death for infractions. One Cambodian man was decapitated and his head placed on a stake in order to intimidate other Cambodian workers. Conditions such as these only exacerbated the resentment that many Cambodians felt towards the Vietnamese for usurping Cambodian territory and may have contributed to the rebellion against them, led by a monk, Kai, in 1820.

[p. 114-116]

Thursday, December 09, 2010

Vietnamization of Cambodia – historical continuum

LOST GODDESSES: The Denial of Female Power in Cambodian History
by Dr. Trudy Jacobsen (NIAS Press, 2008)

Excerpts from Chapter Five: Hostages, Heroines and Hostilities:

The beginning of the [19th] century saw Thai and Vietnamese involvement in Cambodian political affairs lead to the almost total loss of Cambodian sovereignty and the eradication of Cambodian social norms […] The nineteenth century poses a dichotomy from the perspective of women and power. On one hand, an unmarried queen ruled Cambodia for over a decade; on the other, the Cbpab Srei, ‘Code of conduct for women’, was composed and a tradition of misogynist literature begun.

Thai forces burnt Phnom Penh to the ground in 1772 and virtually wiped out the Cambodian royal family […] After the razing of Phnom Penh, a Cambodian prince Ang Eng (1772-1796 or 1797), was placed on the throne at Udong at the age of seven, under the patronage of the Thai king. The ensuing period was marked by internal dissentions between oknha who supported either a Vietnamese prince, Nguyen Anh (later to rule as Gia Long), or the Tayson rebels of Central Vietnam […] The Cambodian royal family was thus polarised in subservience: Snguon, Im and Duong owing fealty to the Thai, and Chan indebted to the Vietnamese.
[p. 109-111]


The ‘Vietnamisation’ of Cambodian society, already underway during the reign of Ang Chan, continued during the reign of Ang Mei. All women ordered to grow their hair long in the Vietnamese style and to wear trousers instead of skirts. Cambodian dance assimilated elements of Vietnamese and Chinese traditions. The markets sold only Vietnamese food. Cambodian officials had to don Vietnamese ceremonial dress when summoned to Vietnamese officials. A form of Vietnamese had to be spoken to Vietnamese officials. At lease 5,000 Vietnamese relocated into Cambodia each year. Places received new Vietnamese names. Vietnamese notion of Confucian piety were applied to Cambodian society; an edict from the Vietnamese emperor Ming Mang exhorted Mei and her sisters to be loyal to their father’s memory, a Confucian virtue […] Masses of Cambodians were forced into corvee labour for Vietnamese construction projects. There were some resistance to the changes wrought by the Vietnamese during this period, however […] A Cambodian local official in an ethnically Khmer district of southern Vietnam who refused to implement regulations enforcing Vietnamisation policies was executed.
[p. 112-113]

I encourage you to read the whole chapter to better contextualize the above excerpts. Actually, I highly recommend the whole book written by a Khmer scholar of first rate.

A reader of KI Media

Sunday, November 14, 2010

Fundraiser to organize an International Colloquium on Cambodian History


What:
Fundraiser through a Bonn Phka Samaki (Flower Solidarity Festival)

Where:
Wat Thammikatam Pagoda
12181 Blvd. Rivière-des-Prairies
Montreal, Quebec, Canada
(514) 494-9470

When:
Saturday 27 November 2010
Between 9AM and 1PM

Why:
To raise fund to organize the first International Colloquium
on Cambodian History which will take place at Concordia University
which will take place on 5-7 May 2011 in Montreal.
Rithy Panh, David Chandler and Robert Petit, Sophal Ear and Chivy Sok
are expected to attend this colloquium.

Sunday, September 05, 2010

Study on the Cambodian identity

KI-Media note: Dear Readers, just a few minutes ago, a reader sent us a captivating study in French by Mr. Michel Chai. While, under normal circumstance, we would strive to provide a translation in English to our readers, unfortunately, our "no border" team member ("membre sans frontière") in Europe who is responsible for the translation had to attend mass this Sunday unless he would be excommunicated by his priest as he already missed attending church this past year. Therefore, we are providing below, the original text in French, should you want to read a computer-translation (courtesy of Google) of this article, please click here. The original text in French (PDF) which includes all the references can be found here.

Thank you,

KI-Media team

L'étude de la nationalité cambodgienne

« Où est la patrie de ceux qui n'ont aucune propriété ». Marat, Révolutionnaire de 1789.
La nationalité cambodgienne demeure très confuse si nous ignorons au départ les distinctions entre les vocables - « khmer » et - « cambodgien ».
Le Cambodge est une vieille nation, le peuple cambodgien est l'héritier d'un empire khmer disparu depuis la prise d'Angkor en 1352 1.
Au début du XIX° siècle, Les Grandes Puissances (L'Empire Français et la Grande Bretagne) inscrivaient le nom - Cambodge - dans les échanges de leurs notes diplomatiques.
Le Colonel François Bernard écrivait dans son ouvrage « qu'au mois de novembre 1853, le roi du Cambodge Ang Duong, avait par l'intermédiaire du Monseigneur Miche, évêque Oudong, adressé à Napoléon III une lettre pour lui témoigner son amitié et lui demander son appui. Cette lettre avait désagréablement surpris le département des affaires étrangères. Les fonctionnaires les plus éminents de cette administration voyaient avec chagrin que la géographie de l'Indochine se compliquait d'une façon singulière. Ils connaissaient déjà, assez mal sans doute, mais avec quelque certitude, l'existence des siamois et des annamites. La manifestation inattendue du Cambodge avait quelque chose de déconcertant. Nul ne savait à la vérité ce qu'était ce Royaume et contre quel ennemi il fallait l'appuyer. M. de Montigny fut chargé d'éclaircir l'affaire et on l'informa que notre ami le Roi de Siam, lui donnerait à ce sujet des renseignements et des avis désintéressés ».2 Dans les rapports des diplomates occidentaux les noms des rois du Cambodge étaient considérés comme les grands Chefs des familles de ce Pays.

Les expressions « cambodgiens » ou « khmers » sont synonymes, leur utilisation donne une signification différente suivant le sens du texte.

Examinons d'abord la distinction entre « cambodgien » et « khmer » avant de commencer notre exposé sur la nationalité cambodgienne.

I - La distinction entre le cambodgien et le khmer.
II - La nationalité cambodgienne
III - L'Indépendance du Cambodge, Les réfugiés cambodgiens et leur nationalité.

I - La distinction entre le cambodgien et le khmer.

Ces deux vocables ont la même signification, comme si on parlait des gaulois et français, ou des juifs et israéliens.Abordons maintenant la signification du vocable « khmer ». Sur le plan international, ce vocable était abhorré par les expressions « khmers rouges » . La résurgence du vocable « khmer » était essentiellement due à l'introduction de la main de « la France »4 (expression de l'Abbé Bouillevaux) dans la région d'Extrême-Orient. Situé dans la région de l'Indochine, tous ces territoires appartenaient au peuple khmer. Des témoignages étaient inscrits aux archives chinoises et aux œuvres des missionnaires espagnols.
Dans son étude ' Prolégomènes de l'histoire khmère' Fabricius écrivait que « Selon la légende, les rois, maîtres du Bas- Laos, se prétendaient les rejetons du grand rsi védique Kambu Svayambhuva, figure légendaire. Celui-ci, d'une dévotion exceptionnelle, aurait reçu des mains de Siva, en récompense de sa sainteté, la nymphe Merâ qu'il épousa. Des descendants du couple Kambu-Mera se seraient transportés en Indochine pour y fonder un royaume. Les Kambu-ja seraient donc « ceux nés (-ja) de Kambu». De plus, la légende fait dériver khmer ( l'orthographe correcte serait plutôt kmer ) de l'association de Kambu-Merâ, ce qui est fort ingénieux mais philologiquement insoutenable. En tout état de cause, le terme Kambu-ja s'appliquait primitivement à une dynastie d'origine étrangère et non a un pays. »5
L'auteur observait que le mot ' K (ambu)-Mer(a)' était l'origine d'une dynastie et non le nom d'un pays. Les documents des missionnaires espagnols, traduits par le savant Cabaton, mentionnait que le peuple khmer faisait des commerces avec le monde extérieur. Ce missionnaire précisait que dans le contexte de la construction des monuments khmers, il y avait de la participation des communautés juives. Celles-ci l'abandonnèrent quand ils émigrèrent en Chine, ainsi que « les juifs de l'Inde orientale me le racontèrent lorsque, passant par là, je m'entretiens avec eux de ces questions ».6 L'étendu de ce vaste empire couvrait la grande partie des territoires du Vietnam. La partie Sud de ce pays, appelée le Kampuchéa Krom, ou la Cochinchine française était le pays des khmers kroms 7. La nationalité khmère n'était pas disparue, mais restait en second plan lorsqu'on commençait à définir les frontières politiques du Royaume du Cambodge.

II - La nationalité cambodgienne.
La nationalité des peuples était connue en Europe, et lorsque le Cambodge signait un traité avec la France en 1863, les cambodgiens qui vivaient dans ce Royaume, susmentionné par le Colonel F.Bernard, se disaient cambodgien ou khmer. L'administration française organisait le pays selon les clauses du traité de 1863. Ernest Hoeffel qui étudiait les situations juridiques des étrangers précisait que « dans le kram Srok ou loi sur le pays, les étrangers pouvaient accéder aux fonctions administratives du Royaume à conditions qu'ils étaient nés dans le pays, et qu'ils avaient des connaissances de la langue khmère.8 Tout le peuple cambodgien était sujet du Roi. Albert Geouffre de Lapradelle expliquait les grands principes. « Chef de l'Etat, chef de la famille sont des noms synonymes ( En sanscrit, l'expression 'viç pati' n'est pas seulement de père de famille, c'est aussi le chef de la communauté).9
Au Cambodge, et à l'égard des étrangers, le Kram Montiro Bal dispose que « si les étrangers sont venus dans le Royaume se mettre au service du roi et n'ont pas porté aux audiences royales les vêtements exigés par Sa Majesté ou donnés par Elle à cet effet, ainsi que les insignes et parements afférents à leur dignité, ils se seront rendus coupables du crime de lèse- majesté et seront révoqués et mis au rang du peuple ».
La convention de 1884 apportait des réformes en matière judicaire, et plaçait tous les étrangers sous la juridiction française. Cependant les Chams, qui prétendaient d'être des étrangers, n'étaient pas placés sous la juridiction française. Dans une affaire d'insulte entre un Balat ( administrateur khmer) à Chrui-Chang-war et des chams de cette localité, Ernest Hoeffel écrivait que les faits se déroulaient comme suit :
« La juridiction française de première instance de Phnom Penh dans l'affaire correctionnelle des malais Tan Khao, Son Seng et consorts, contre le Balat cambodgien, au cours de laquelle l'avocat du Protectorat constitué par le prévenu, avait soulevé l'exception d'incompétence, ratione personae, se déclara néanmoins compétente en invoquant les motifs suivants : « Attendu qu'il n'est pas douteux que les malais-chams qui habitent le Cambodge ne sont pas une race autochtone, mais appartiennent à une peuplade d'un pays voisin qui a émigré depuis longtemps dans certaines provinces de la Cochinchine alors cambodgienne et dans ce qu'il reste aujourd'hui du Cambodge ; que le Directeur de l'Ecole Française d'Extrême- Orient, assigne comme origine à ces asiatiques étrangers les îles de Java.... »
Mais la Cour d'Appel examinait cette affaire ( le 6 Août 1904) , et la renvoyait à la Cour de Cassation ( le 22 juillet 1905) qui annulait cet arrêt. Cette affaire était sous la compétence de la justice cambodgienne.
« La communauté des Chams n'étaient pas des étrangers « le chams du Cambodge étaient depuis longtemps fixés dans le pays et soumis de fait à l'autorité du Roi, au moment où est intervenu le traité qui a établi le protectorat de la France sur cette région ; que si , à la vérité, les chams ne sont pas de la même race que les cambodgiens, s'ils ont conservé leurs coutumes et leurs mœurs ou obtenu certains privilèges, ces particularités ne sont pas suffisantes pour permettre de les considérer comme des étrangers au sens de l'article premier du décret du 6 mai 1898, alors qu'il n'est pas justifié qu'ils forment dans le pays un groupement ayant une existence politique propre, ou qu'ils dépendent d'un Etat autre que celui du Cambodge »10
En Europe, « l'idée de nationalité est certainement l'une de plus délicate à définir. Le mot même est assez récent : il n'obtient droit de cité dans le Dictionnaire de l'Académie qu'en 1835, et la chose n'est peut-être pas non plus très ancienne.
« La révolution française n'a rien connu de semblable ; elle a proclamé les droits de la nation, elle s'est adressée aux
peuples, et ne s'est inquiétée ni de leurs langues, ni de leurs droits dits historiques ».
C'est cependant sur ces derniers principes qu'a été peu à peu rebâtie l'Europe au XIX° et au XX°siècle. 11
« La France existait et le mot de « nation » couramment employé dans les Cahiers, paraissait parfaitement clair. », 12
En Indochine, la formation des jeunes Etats étaient les conséquences des organisations administratives du Colonialisme
français.
Philippe Scherrer décrit les différents peuples de cette région - « Le Nord et le Sud de l'Indochine ont été jusqu'au XVIII ème siècle de notre ère les fiefs de 2 races différentes : les annamites régnant au Tonkin, les cambodgiens en Cochinchine ; le territoire qui forme actuellement l'Annam fut longtemps le domaine d'une troisième race : la race Cham.Ce n'est qu'au cours de l'histoire moderne que la force d'expansion annamite amènera d'abord l'anéantissement progressif des chams, ensuite le refoulement des cambodgiens vers l'Ouest, hors de la Cochinchine. C'est dans un principe d'organisation que les colonisateurs percevaient les identités des peuples. Dans son analyse, Philippe Scherer commentait des écrits de l'ouvrage de De Lanessan, intitulé « Principe de Colonisation ».13
En 1949, Le Tonkin s'était détaché de l'Union Indochinoise par la volonté unilatérale de ses dirigeants.14
Depuis 1949, le Cambodge signait des conventions particulières avec la France en vue de faire des transferts des compétences au Royaume du Cambodge.
Dans le passé, les nationalités khmers au kampuchéa krom étaient des sujets français. Hoeffel écrivait mentionnait qu' « en Cochinchine, les cambodgiens sont soumis à la loi annamite et aux juridictions française statuant en matière indigène, en vertu de l'arrêté présidentiel de 1871, quelle que soit l'époque à laquelle remonte leur établissement dans ce pays. « Mais si cette assimilation est de caractère absolu pour certains d'entre eux, portant sur les rapports juridiques naissant aussi bien du droit privé que du droit public, il en est d'autre à l'égard desquels la soumission au statut personnel privé des annamites ne saurait altérer les liens politiques qui les unissent à l'Etat dont ils sont les nationaux.
« En effet, les cambodgiens nés et domiciliés en Cochinchine lors de l'annexion de ce territoire à la France, avaient déjà antérieurement perdu leur nationalité d'origine et étaient devenus sujets annamites, par suite de l'intégration de la Cochinchine à l'empire d'Annam ; notre conquête, dès lors en a fait, ainsi que de leur descendants, des sujets français, au même titre que des annamites. Tandis que les cambodgiens, originaire du Cambodge et installés en Cochinchine depuis l'occupation française, sont demeurés cambodgiens et l'assimilation en saurait donc s'étendre, en ce qui les concerne, aux rapports juridiques régis par le droit public ».15

III - L'Indépendance du Cambodge, Les réfugiés cambodgiens et leur nationalité

A-L'Indépendance du Cambodge.
Le Cambodge reprenait sa compétence en matière de justice, lorsque S.M. NORODOM SIHANOUK (le Roi Père) adressait un mémorandum au Président de la République française. Dans une brochure intitulée « l'action royale pour l'Indépendance du Cambodge - 1941- 1955 »16, le Roi Père adressait « des memoranda » au Président de la République, Président de l'Union française, en matière de la question judiciaire.
Il écrivait ceci : « Le système judiciaire actuellement en vigueur dans le Royaume est une conséquence, non pas de la signature du traité de protectorat du 11 Août 1863 qui laissait au Cambodge une large souveraineté interne, mais de celle de la Convention du 18 juin1884 qui a permis aux représentants de la France, agissant par « mandat du Souverain », d'effectuer des réformes les plus étendues...
..Il est légitime de considérer que les dispositions de celle-ci sont devenues caduques du fait de la signature du Traité du 8 Novembre 1949, qui reconnaît le Royaume du Cambodge comme un Etat Indépendant » dont le gouvernement exerce dans sa « plénitude les attributions et prérogatives qui découlent de sa souveraineté interne », et qui a « pleine et entière juridiction pour toutes les instances civiles, commerciales et pénales sur tout le territoire du Royaume. » Le Roi Père exposait le statut des Etrangers dans son Royaume.
« En ce qui concerne les Chinois, d'autre part, le Cambodge ne doit pas non plus être encore lié par les clauses du Traité de Chungking conclu entre la France et la Chine, et il lui appartient maintenant d'exercer pleinement sa souveraineté interne à l'égard des chinois, de même qu'il l'exerce vis-à-vis de l'Organisation Mondiale de la Santé ou autres organismes internationaux de même ordre... »
Sept années après l'Indépendance du Royaume, François Terré17, publiait une étude sur la nationalité d'origine en droit cambodgien.
L'auteur écrit ceci : « L'expression même de nationalité d'origine désigne les cas dans lesquels une nationalité est attribuée à une personne dès son origine et « date de sa naissance ». Mais cette naissance peut être prise en considération soit parce ce qu'elle révèle une filiation, soit parce qu'elle se produit dans un lieu déterminé.
« L'opposition classique du jus sanguinis et du jus soli, qui traduit cette double analyse, se retrouve-t-elle dans l'histoire du droit cambodgien de la nationalité d'origine? D'ordinaire. ces deux considérations se combinent plus qu'elles ne s'opposent, au sein d'un même droit. Mais quelle est la réponse fournie sur ce point par l'histoire du Cambodge ?
« Jus sanguinis ? Jus soli? Le dilemme ne paraît pas avoir été nettement posé, d'autant plus que la notion même de nationalité est restée pendant longtemps assez imprécise. Encore est-il nécessaire, dans l'examen de l'évolution historique, de distinguer les solutions admises antérieurement à la pénétration française, puis celles qui ont accompagné le régime du protectorat.

Le régime antérieur au protectorat et le Code Civil

« Si l'on envisage les règles applicables dans le Royaume Khmer, antérieurement à l'établissement du protectorat français, en 1863, l'on aperçoit qu'il serait incorrect de poser la question de la nationalité cambodgienne dans les termes où elle se pose aujourd'hui ».
François Terré rappelle que vis-à-vis des étrangers, les Rois khmers « se montrèrent en général hospitaliers envers les étrangers ».
Les Rois khmers « auraient classé les étrangers en trois catégories. En raison de leur implantation et de leur connaissance de la langue khmère, certaines d'entre eux auraient été soumis au même statut que les régnicoles ». Il rappelait que dans la loi - le kram Srok- « les étrangers ne constituent point le force vive du Royaume ». « La loi du 30 Novembre 1954 modifait les articles du Code Civil en matière de la nationalité. L'article 21 , 1° du Code Civil cambodgien précise désormais que la nationalité cambodgienne est le lien spirituel et politique qui unit une personne physique ou morale à l'Etat cambodgien ».
« L'article 21, 2° ajoute que la loi ne reconnait tant pour l'acquisition de la nationalité et pour sa perte, que pour l'exercice des droits civils et politiques, aucune distinction fondée sur l'origine raciale exacte ou supposée des citoyens ou sur leurs opinions philosophiques ou religieuses ».
Dans l'article 22 du Code Civil cambodgien « L'enfant légitime d'un père cambodgien est lui-même cambodgien, quel que soit le lieu de sa naissance.
L'article 24 ter du Code Civil cambodgien s'énonce que tout individu de race cambodgienne domicilié en dehors du Royaume, revient au Cambodge dans l'intention de s'y fixer peut revendiquer la nationalité cambodgienne.
Pour François Terré le « jus sanguinis » demeure un facteur insuffisant. « Si les ascendants sont implantés à l'étranger depuis des générations, il est pratiquement impossible de déterminer exactement leur nationalité par le chemin du seul jus sanguinis », d'autre élément peut compléter la revendication de nationalité cambodgienne, c'est une « allégeance perpétuelle » qui existe dans le droit asiatique, comme le droit chinois.
En dernier lieu, François Terré précise que « la nationalité de droit peut avoir pour but de dissoudre ces groupes étrangers, rattachés encore de manière très ferme à une nationalité différente, et que dans les Etats Sud-Est asiatiques, « au Sud Vietnam des dispositions ont été prises pour contraindre la colonie chinoise à adopter la nationalité vietnamienne, « faute de quoi lui serait interdit l'exercice des onze métiers les plus rémunérateurs ». Dans la période de Sangkum Réah Niyum, certains métiers ont été réservés aux cambodgiens. ( Le métier de coiffeur était réservé aux cambodgiens).

B - Les réfugiés cambodgiens et leur nationalité.
Les réfugiés cambodgiens répartis dans les grandes villes européennes étaient chassés de leur pays sous le régime du Kampuchéa Démocratique. C'étaient des cambodgiens marxistes-léninistes, voués à la destruction de leur pays. Il n'y avait pas un peuple, le peuple dit « des khmers rouges » qui chassaient et assassinaient les cambodgiens. Le monde entier admettait le nom des « Khmers rouges » qui appartenaient à un peuple, distinct des cambodgiens et qui vivaient en Asie du Sud-Est. En réalité c'était le régime du Kampuchéa Démocratique dirigé par des responsables, maintenant arrêtés, qui devaient être jugés au tribunal pénal pour Crime contre l'humanité.
En Avril 1975, ces groupes, munis d'un plan d'extermination de la population, portaient des étiquettes des Organisations Internationales, programmaient un plan de génocide télécommandé ou interposé et celui de destruction des œuvres khmères (Bâtiments Publics), symboles des vestiges du passé renaissant. Ayant réconforté, ces dirigeants (khmers rouges), commencèrent à nouer des relations diplomatiques. En 1979, L'Armée de la République Socialiste du Vietnam envahissait le Cambodge ( Kampuchéa Démocratique ).19
Le Kampuchéa Démocratique pratiquait le génocide au début du XXI° siècle, et à la fin du XX° siècle, le Parti National- Socialiste allemand (Nazi) pratiquait la même politique à l'égard des juifs à l'échelle de l'Europe.
L'ONU intervenait pour résoudre les conflits armés entre le Kampuchéa Démocratique et la République socialiste du Vietnam.
Plusieurs conférences internationales s'étaient poursuivies dans des différentes Capitales européennes et asiatiques. M. Steven R. Ratner, membre des Affaires Internationales, Council on Foreign Relations et Avocat- conseil, au Bureau du Conseiller juridique du Département d'État américain, publiait une étude sur les Accords de Paris de 1991.20 M. S.R. Ratner analyse les résultats des négociations entreprises entre le gouvernement de coalition du Kampuchéa démocratique, dirigé par S.M. le Roi Père ( S.M. NORODOM SIHANOUK ) et le gouvernement de la république populaire du Kampuchéa.
Les comptes rendus des réunions entre les cambodgiens étaient étudiés et acceptés par les cinq membres permanents du Conseil de Sécurité de l'ONU.
Les principaux points essentiels que mentionnait M. S.R. Ratner, étaient les retraits des forces étrangères du Cambodge. Il écrivait « qu'en 1989, un commun accord global prévoyant le retrait des troupes étrangères sous la supervision du contrôle international, le rétablissement de l'indépendance du Cambodge, la garantie de sa souveraineté, son intégrité territoriale et sa neutralité afin de promouvoir la paix et la réconciliation nationale dans le pays. »
Cette première phase de négociation avait des conséquences dans le fonctionnement du mécanisme afin d'instaurer un gouvernement légitime au Cambodge.
Et en vue d'avancer ces travaux, le Roi Père précisait dans ses déclarations : « N. Sihanouk précise encore que les élections générales au Cambodge devront avoir lieu sous contrôle international (C.I.C.) et en la présence d'une International Peace Keeping Force ». Ces élections ne sauront se dérouler dans le cadre de la « R.P.K. » ( république populaire du kampuchéa.. .le Cambodge ».21
Les étapes suivante étaient que, vu la lenteur des discussions entre les cambodgiens, une solution a été abordée, S.R.Ratner exposait que « l'activité diplomatique était intense. Le 10 Septembre 1990, les quatre factions étaient convenues d'accepter le document-cadre dans son intégralité en tant que base pour un règlement et d'établir un Conseil National Suprême (CNS), composé de douze membres - six pour la R.P.K et deux de chacun des trois factions du gouvernement de coalition. » Le Roi Père, Président du CNS, adressait un message à tous les cambodgiens et khmers.

« Bien cher compatriote,
I - A partir de la date (17 juillet 1991) de mon élection, par l'unanimité des 11 membres du Conseil National Supérieur du Cambodge, comme président de ce Conseil, je n'appartiens et n'appartiendrai plus et cela jusqu'à ma mort, à aucun parti politique, à aucune association.
II- En tant que Président du CNS du Cambodge, je tiens et tiendrai toujours à exercer un pouvoir très limité du chef d'Etat. Mon pouvoir ne dépassera jamais la limite du pouvoir d'un Albert Lebrun (Président de la IIP République française ou d'un Vincent Auréol (Président de la IV° République française).
III- Aux prochaines élections présidentielles au Cambodge (qui auront lieu en 1992 ou en 1993). Je serai un des candidats.. ».22

Dans un pressant et rapide travail de la Conférence sur le Cambodge, la date des élections se précisait de nouveau, l'importance consistait à définir la nationalité cambodgienne.
S.R. Ratner écrivait que « les résolutions du conflit cambodgien aboutissaient aux élections de tous les cambodgiens. Le régime vietnamien était toujours prêt à tenir des élections. Dans le règlement global le peuple cambodgien a le droit de déterminer leur propre avenir politique à travers l'élection libre et équitable d'une assemblée constituante, qui rédigera et approuver une nouvelle Constitution cambodgienne conformément à l'article 23 et se transformer en une assemblée législative, qui permettra de créer un nouveau gouvernement cambodgien. Cette élection se tiendra sous les auspices des Nations Unies dans un environnement politique neutre dans le plein respect de la souveraineté nationale du Cambodge ».
Les identités des individus non cambodgiens étaient mentionnées dans l'étude de S.R. Ratner. Celui- ci indiquait « qu'en Europe, les populations étrangères devaient être placées sous « la Convention de Genève relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre, le 12 août 1949, art. 49, 6 UST 3516.3548,75 UNTS 287, 318 ». « La Puissance occupante ne peut déporter ou transférer une partie de sa propre population civile dans le territoire qu'elle occupe ».
En Tchécoslovaquie, dès le 2 Août 1945 le Décret BENES retire la citoyenneté tchécoslovaque aux ressortissants des minorités allemande et hongroise, et entamant leur expulsion. Au total plus de 11 millions d'Allemands ont été expulsés de son pays.
Pour le Roi Père, les situations de Ses malheureux sujets étaient très préoccupantes. Ces photos ci- jointes nous montraient que les réfugiés khmers étaient parqués dans des camps en territoire thaïlandais, comme de véritable faune des bêtes humaines.



Il adressait une lettre23 à Son Excellence YASUSHI AKASHI, Représentant spécial du secrétaire général des Nations-Unies.
« ... Pour ce qui concerne les cambodgiens et cambodgiens résidents en dehors des frontières actuelles du Cambodge, il serait plus équitable de leur permettre de se faire enregistrer comme électeurs et électrices dans le centre des Nations Unies. ».
« ... En ce qui concerne les khmers du kampuchéa krom, je dois rappeler que leur 'pays', appelé aujourd'hui ' Sud-Vietnam' et naguère 'COCHINCHINE' (au temps du pouvoir colonial français), était en fait une importante partie du Kampuchéa
(Cambodge). Au temps du Royaume du Cambodge et du Sangkum Réastr Niyum (années 1863 à 1969), tous les khmers et khmères nés au Kampuchéa krom (alias 'Sud-Vietnam' ou COCHINCHINE) étaient considérés officiellement et légalement comme étant des citoyens et citoyennes à part entières».24

Dans cette situation très claire, et en conformité à l'ancien Droit Khmer, le Roi Père déclarait le 22 Décembre 199225 « Selon les Lois du Royaume du Cambodge, les Etrangers (quel qu'ils soient) nés au Cambodge restent Etrangers même si leurs parents, grands parents, ancêtres étaient également nés au Cambodge ». Et il est très important de percer la vision du Roi Père. Celui-ci se montrait très compatissant à l'égard de Ses fils 'khmers kroms'. Il s'était attaché à la patrie de COCHINCHINE.[Voir Annexe]

L'identité cambodgienne et khmère dans la Constitution de 1993.

Accueillis dans les capitales européennes, le statut des réfugiés cambodgiens était régis par la Convention de Genève. En France, ces réfugiés étaient naturalisés tous français. Des fonctionnaires cambodgiens qui travaillaient sous le Protectorat bénéficiaient des faveurs en matière des points de retraite.26 Installés dans plusieurs villes (Régions parisiennes, Marseille, Lyon, Nancy, Lille, Rennes...), ils créaient une société khmère que décrivait Jean Gottmann comme ceci : « les peuples n'emportent pas leur patrie à la semelle de leurs souliers, mais ils emportent certainement en grande partie leur genre de vie dans leurs bagages. »27
Ces réfugiés khmers conservaient la hiérarchie des rangs sociaux dans la société. Les Institutions royales et le Bouddhisme khmer n'étaient pas oubliés dans la communauté des réfugiés. La France les accueillaient et considérait aussi que les travaux de restauration des monuments d'Angkor faisaient partie des œuvres de l'Empire.28 Elle continuait à remettre l'Histoire du peuple khmer à la hauteur de son passé.29 Elle continuait à révéler au monde entier, dans des musées de France, les grands Œuvres de ce peuple à travers les expositions d'Arts khmers. Elle plaçait au rang d'Honneur les Rois khmers de ce que Ceux-ci recevaient les premières missions françaises d'exploration du Mékong, conduites par Doudart de Lagrée .
Le 12 Mars 2010, l'Académie des Inscriptions et Belles Lettres reçut sous la Coupole de l'Institut de France le Roi du Cambodge, Sa Majesté Préah Bat Samdech Préah Boromneath NORODOM SIHAMONI, élu associé étranger le 6 Juin 2008.30
La nouvelle Constitution 31 de 1993 définit dans son article 33 que « le citoyen khmer n'a pas le droit d'être privée de sa nationalité, exilé ou arrêté pour le compte d'un pays étranger sauf dans le cas où il existe une convention bilatéral. Le citoyen khmer vivant à l'étranger doit être protégé par l'Etat. L'acquisition de la nationalité khmère doit être déterminée par une loi ».
Ensuite la loi sur la nationalité cambodgienne a été votée et désignée sous le nom du « Kram du 9 Octobre 1996 ».

Le dispositif du Kram est :
Chapitre I : DISPOSITIONS GENERALES
Chapitre II : LA NATIONALITE KHMERE D'ORIGINE
Chapitre III : ACQUISITION DE LA NATIONALITE KHMERE PAR LE MARIAGE
Chapitre IV : LA NATURALISATION
Chapitre V : LA PERTE DE LA NATIONALITE KHMERE
Chapitre VI : LES PEINES ENCOURUES.

Au terme de cet exposé, j'adresse mes hommages et gratitudes aux grands maîtres et vénérables NGIN PHEN, SAR SASTR, PICH SAMON. Sans leurs conseils, l'étude de la nationalité cambodgienne reste superficielle et sans intérêts.
J'adresse aussi mes hommages respectueux aux mémoires des Princes et des Personnalités politiques khmères, c'étaient eux qui résistaient en permanences aux menaces de disparition des identités khmères et cambodgiennes.

Michel Chai
Le 22 Août 2010
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Annexe.

Après sa visite d'Etat en France32, et dans la complexité des conflits en Asie du Sud-Est, le Roi Père prévoyait le cas où les Forces des Armées des Etats-Unis d'Amérique quitteraient cette région, les situations des khmers kroms, feraient l'objet des discussions de leurs appartenances en Cochinchine.
En 1946, un haut fonctionnaire khmer Khiek Tioulong33, qui participait aux discussions des territoires khmers au sein du jeune Etat du Vietnam du Sud, défendait les causes des khmers kroms. Ses interventions étaient mentionnées dans le livre de l'Amiral Thierry d'Argenlieu34, comme suit : « vous savez que la terre de Cochinchine est terre cambodgienne, cédée par le Roi du Cambodge à l'Empereur d'Annam, mais aucun texte diplomatique ne l'avait sanctionné. Or la France est arrivée. Elle a entrepris une guerre de conquête et toute la Cochinchine a été pacifiée. La Cochinchine est devenue française. Le gouvernement du Cambodge n'a pu que consentir à cette nouvelle situation de fait, parce qu'entre temps il s'est mis sous le protectorat de la France. Implicitement, il reconnaît la possession française d'une terre qu'il avait perdue et qui juridiquement, n'avait jamais appartenu à l'Annam. Il n'y avait pas de problème de référandum, parce que la Cochinchine est une et indivisible et n'a jamais appartenu à l'Annam. »35
Au début de 1'année 1965, il proposait à ses deux hauts fonctionnaires : Son Sann et Ung Mung, -- c'était exactement dans le même contexte qu'en 1850 le Roi Ang Duong envoyait ses deux mandarins Chau Ponha Kon et Pen, tous deux fils des portugais et des femmes cambodgiennes de se mettre en relation avec le Consul de France à Singapour. -- , d'organiser une conférence des peuples Indochinois afin de jeter sur le tapis des négociations les problèmes des khmers kroms.
Deux hauts fonctionnaires organisaient une conférence des peuples indochinois. Le but principal de cette Conférence consistait à placer les territoires du Kampuchéa Krom aux prochaines discussions de paix dans cette région.
L'Agence khmère de Presse du 2 février 1965 mentionnait que la Conférence des peuples Indochinois était organisée sous les auspices du Chef de l'Etat khmer, S.A.R. le Prince NORODOM Sihanouk.
« Samdech Sahachivin recevait S.E. Tran Van Huu Président du Comité pour la paix et le rénovation du Sud Vietnam, la délégation du Sangkum Reast Niyum , dirigée par Sahachivin Son Sann, Sahachivin Ung Mung, la délégation du Front de lutte du kampuchéea krom conduite par M. Thach Prom Vireak, la délégation Neo lao Haksat, la délégation des Hauts Plateaux du Champa, du Front Unifié de Lutte des Races Opprimées du Kambuja Nord, du Comité des Austriens de Solidarité ». Voir les photos :
Photos : Le Roi Père et la Délégation Etrangère
Sahachivin Son Sann et Sahachivin Ung Mung à la Conférence des peuples Indochinois.
M. Thach Prom Vireak Président de la Délégation du kampuchéa krom
Drapeau du Kampuchéa Krom
COMITE DU FRONT DE LUTTE DU KAMPUCHEA KROM

Friday, March 05, 2010

Mr. Geetesh Sharma get your history straight: There was no Vietnamese in Ho Chi Minh City 2,000 years ago!

South Indians were the ancient money bags in Vietnam's Ho Chi Minh city (IANS Books)

05-Mar-2010
Source: Madhusree Chatterjee

New Delhi, March 5 (IANS) Vietnam - the bloody stage for a 30-year-war with France and then the US - was once home to a bustling Hindu settlement devoted to Shiva and Vishnu. Ho Chi Minh City, formerly known as Saigon, was the business hub of the South Indian Chettiyar community that set up money-lending businesses.

'The relation between India and Ho Chi Minh city dates back to more than two centuries when the Chettiyars, the trading community from south India, first came to the city to establish their money lending business.

'Subsequently, when they flourished, they entered the retail trade and formed a place for themselves in local society. They were followed by several other trading communities and religious groups from India,' writes veteran journalist, scholar and social activist Geetesh Sharma in his new book, 'Traces of Indian Culture in Vietnam'.

Ties between India and Vietnam date back to more than 2,000 years when Hindu traders from the Bhagalpur region established the ancient Champa kingdom in central Vietnam, Sharma says.

The book, published by Banyan Tree Books Pvt Ltd, the English publishing wing of Rajkamal Publications, was released by ICCR president Karan Singh in the capital Wednesday.

The 77-year-old Kolkata-based writer, who has visited Vietnam 13 times, had been researching the historical ties between the two nations since 1982.

'Vietnam - once a household name in Kolkata made popular by Communist slogans such as 'tomar naam, amar naam, Vietnam' (your name, my name is Vietnam) - captured my imagination in the 1970s when I attended demonstrations against the Vietnam war in the city. I realised that Vietnam shared a lot with India - and Bengal,' the writer told IANS.

'The first lot of people who migrated to Vietnam during the first and fourth century AD were temple artisans and traders from Bihar, Bengal and Orissa. Hindu culture is still alive in Vietnam. Several communities of ethnic Cham people in the country speak a tongue that is a phonetic blend of Devanagari and Sanskrit. I also came upon a local theatre troupe which performs a version of Ramayana,' Sharma said.

The Vietnamese adaptation of Ramayana, 'Ms Sita', is woven around the lives of local prince Po Liem [KI-Media Note: Not Po Liem but Preah Ream!] , a local version of king Rama and his wife Sita.

'The king dies and the crown is passed on to the king's ex-wife's son. Liem and Sita are forced to live in the forest. Demon Riep (Ravana) falls under the spell of Sita's enchanting beauty and forces her to become his wife. Po Liem rescues Sita with the help of General Hanuman,' Sharma said, narrating the story.

But the Vietnamese Ramayana ends with a twist in the tale. Sita refuses to return to the palace with Rama and pledges that she would see him only in death. 'She enters the imperial palace to die in Po Liem's arms'.

Sharma has toured 17 ancient Hindu sites across Vietnam.

'Vietnam has at least 200 Hindu temples. Mysol, a Unesco World Heritage Site, alone had 40 temples before the Vietnam war; but bombings reduced their number to 20. The remaining temples have been restored,' he said.

Sharma also quotes new research to prove that Hindus had settled down along the banks of the Mekong river in southern Vietnam.

'It is an incontrovertible fact that by the time of the establishment of the Hindu Champa kingdom in central Vietnam, a large number of Brahmins, Kshatriyas and traders had settled down in southern parts of Vietnam.

'The Hindu caste hierarchy in Vietnam was free of Shudras. Recent excavations in a large area of the Mekong delta have unearthed relics of Hindu gods and goddesses - mostly Shivalingas and yonis,' he said.

Sharma said the Fu Nan dynasty, the ruling dynasty in the Mekong delta, was established by a Brahmin named Kaundinya from India.

'According to a Chinese version, Kaundinya, who came to Vietnam from India via Cambodia, married a local princess Nagi and founded the dynasty. Shiva commanded supreme obeisance among the Hindus followed by Vishnu and the Buddha. Subsequently, the Buddha replaced Shiva,' Sharma said.

(Madhusree Chatterjee can be contacted at madhu.c@ians.in)

Friday, June 19, 2009

Students in Sisaket Build Replica of Preah Vihear [... to learn about CAMBODIA's history]

19 June 2009
Thai ASEAN News Network

A school in Sisaket province plans to construct a replica of Preah Vihear temple for the younger generation to learn about Cambodia's ancient history.

The plan to build a replica of Preah Vihear temple was initiated by Arunothai Aomkaew, a teacher of social, religion, and cultural studies, together with students of Srirattana Wittaya school in Sisaket province.

They wish to create an educational source about prehistory for students and youths in the district and districts nearby.

Arunothai stated that she and some students have taken several field trips to Preah Vihear temple, situated next to Preah Vihear National Park, in order to study the art and culture of ancient Cambodia.

Despite the world court's verdict that the temple belongs to Cambodia, Thailand still believes it should belong to Thailand.

Arunothai said she thought a replica of the temple built at the school would be beneficial to everyone, and she has gained approval from the school's director.

The replica will be built with the help of secondary students and has been given a 9,000 baht budget.

Tuesday, March 17, 2009

The Cambodian Royal Chronicle - by Chanda Chhay

Dear Readers:

Below is an information on a newly release book on Cambodian history. The publisher has sent me a number of complimentary copies. I have 5 copies of this book left. If anyone would like to obtain a copy of this book, please send your name and address to the e-mail below:

Khemara_kakvey@yahoo.com

Notice: Only the first five persons whose names appear on the e-mail will receive a copy of the book as I have only five copies. Names and addresses will be kept confidential.

Chanda Chhay


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Author and reporter Chanda Chhay is an American of Cambodian descent who spent the first twenty-five years of his life in Cambodia, and lived through "one of the most horrific social upheaval that has ever happened to humankind." The experience has led an indelible mark on Mr. Chhay’s memory—and was the great impetus to write The Cambodian Royal Chronicle.

This invaluable work covers three main topics: the history ol the Cambodian monarchy an analytic essay on the Cambodian people, society, culture and civilization; and a fascinating report by a Chinese envoy on the customs of the people of Cambodia at the turn of the 13th century.

As a Cambodian who had lived through the destruction of Cambodian society under the Khmer Rouge rule in the late 1970s, Mr. Chhay draws from his vast knowledge of his people's colorful, vio¬lent, and culturally rich history to present a substantive book for students of Cambodian history, as well as for the educated reader.

Chanda Chhay was born in Kompong Cham province, Cambodia. He lived through and witnessed the Cambodian political upheavals in the 1970s and 1980s as a teenager. In 1989, after spending four years in a refugee camp in Thailand, he emigrated to the United States and earned a bachelor’s degree in communications, government, and politics from George Mason University in 1995. Soon afterward, he began working as a conference reporter in Washington. D.C. Mr. Chhay currently resides in northern Virginia and visits Cambodia regularly. This is his first published book.